Le registre national des copropriétés recense 3 004 copropriétés immatriculées dans le 11e, pour 188 536 lots : seuls les 15e, 16e, 17e et 18e arrondissements en comptent davantage. La copropriété médiane y compte 40 lots, et 38 % des copropriétés ont 50 lots ou plus. Parmi celles dont la période de construction est connue, 73 % datent d’avant 1949, mais plus d’une sur quatre a été bâtie en 1949 ou après : le bâti du 11e est plus mêlé que celui des arrondissements du centre.
Le faubourg Saint-Antoine et ses cours d’artisans
Entre la rue de Charonne, la rue de la Roquette et la rue du Faubourg-Saint-Antoine, les ateliers du meuble ont laissé des cours et des passages bordés de bâtiments bas, devenus pour beaucoup des logements. Les règlements de copropriété y sont parfois anciens et peuvent encore décrire des ateliers, des remises ou des verrières. Avant qu’un lot change d’usage, le syndic vérifie ce que le règlement permet ; il répartit l’entretien de la cour, du porche et des réseaux communs entre les bâtiments qui les partagent.
Bars, restaurants et rez-de-chaussée animés
Rue Oberkampf, rue Jean-Pierre-Timbaud ou rue de Lappe, les rez-de-chaussée commerciaux pèsent dans la vie de l’immeuble : conduits d’extraction, livraisons, bacs à ordures dans la cour, bruit en soirée. Le syndic fait respecter le règlement de copropriété par le copropriétaire du local et, à travers lui, par son exploitant, et soumet à l’assemblée générale tout projet qui touche les parties communes.
Des immeubles d’après-guerre au milieu du bâti ancien
Les copropriétés bâties de l’après-guerre aux années 1990 ont souvent un ascenseur, un chauffage collectif et un parking en sous-sol, à quelques pas des façades du XIXe siècle. Leur entretien suit d’autres priorités que celui d’un immeuble en pierre : étanchéité des toitures-terrasses, maintenance des ascenseurs et des portes de parking, et dossier technique amiante à tenir à jour.