D’après le registre national des copropriétés, le 18e compte 3 820 copropriétés immatriculées pour 193 823 lots : c’est le quatrième arrondissement de Paris par le nombre de copropriétés, après le 16e, le 17e et le 15e. La copropriété médiane y compte 36 lots, et deux sur trois ont entre 10 et 49 lots. Parmi les copropriétés dont la période de construction est connue, 74 % datent d’avant 1949 et 13 % de 1949 à 1960, l’une des parts d’après-guerre les plus fortes de Paris.
Sur la butte Montmartre : façades, cours et chantiers en pente
Sur les pentes de Montmartre, beaucoup de copropriétés occupent des immeubles anciens de taille modeste, parfois desservis par des escaliers ou des passages. Monter un échafaudage dans une rue étroite et en pente, ou acheminer des matériaux en haut de la butte, se prépare bien avant l’ouverture du chantier : le gestionnaire l’intègre au calendrier du ravalement présenté en assemblée. Il vérifie aussi si l’immeuble est protégé au titre des abords d’un monument historique : sauf périmètre délimité, c’est le cas à moins de 500 mètres du monument si l’immeuble est visible depuis lui ou en même temps que lui. Les travaux qui modifient son aspect extérieur demandent alors l’accord de l’architecte des Bâtiments de France.
Des immeubles de faubourg aux immeubles de rapport
Au nord des boulevards, le 18e mêle immeubles de faubourg du XIXe siècle, aux façades souvent enduites, et immeubles de rapport plus réguliers le long de la rue Caulaincourt, de la rue Custine ou du boulevard Ornano. Les premiers demandent une attention suivie aux enduits, aux toitures et aux canalisations. Les seconds posent les questions habituelles des grands immeubles anciens : colonnes montantes à remplacer, ascenseur ajouté après coup dans la cage d’escalier, chauffage à moderniser.
Petites et moyennes copropriétés : un budget à piloter de près
Dans une copropriété de taille moyenne, chaque gros chantier pèse lourd sur le budget de chacun. Le syndic étale la dépense grâce au plan pluriannuel et au fonds de travaux, présente des devis comparables et propose des appels de fonds que chaque copropriétaire peut anticiper. Le registre compte aussi dans le 18e un peu plus de syndics bénévoles que la moyenne parisienne : 4 % des copropriétés qui ont un mandat en cours, contre 3 % pour Paris.