Le registre national des copropriétés recense 784 copropriétés immatriculées dans le 1er, pour 29 506 lots : aucun autre arrondissement de Paris n’en compte aussi peu. Leur taille médiane, 28 lots, est la plus faible de la capitale, et 7 % d’entre elles ont moins de dix lots, la part la plus forte des vingt arrondissements. Parmi les copropriétés dont la période de construction est connue, 83 % ont été bâties avant 1949.
Petites copropriétés : chaque quote-part compte
Quand une copropriété ne réunit que quelques dizaines de lots, l’assurance, l’entretien et les diagnostics se partagent entre peu de copropriétaires. Un ravalement ou une réfection de toiture pèse alors lourd sur chaque quote-part : nous l’anticipons avec le plan pluriannuel de travaux et le fonds de travaux, pour étaler l’effort sur plusieurs années. En assemblée générale, quelques voix suffisent à faire basculer une décision. Le vote par correspondance permet aux copropriétaires qui vivent loin de Paris de peser sur chaque résolution.
Pas de site patrimonial, mais les abords des monuments
Paris compte deux sites patrimoniaux remarquables, le Marais et le 7e arrondissement : le 1er n’en fait pas partie, et ses immeubles relèvent du plan local d’urbanisme bioclimatique, comme le reste de la ville. Ils peuvent en revanche relever de la protection des abords des monuments historiques. En l’absence de périmètre délimité, elle couvre tout immeuble situé à moins de 500 mètres d’un monument historique et visible depuis celui-ci, ou en même temps que lui. Les travaux qui modifient l’aspect extérieur d’un tel immeuble, comme un ravalement ou une réfection de toiture, demandent alors l’accord de l’architecte des Bâtiments de France. Nous vérifions la situation de votre adresse dès le montage du projet.
Boutiques, bureaux et logements dans le même immeuble
Rue de Rivoli, rue Saint-Honoré ou autour des Halles, de nombreuses copropriétés ont des commerces au rez-de-chaussée et parfois des bureaux dans les étages. Les charges se répartissent alors selon les clés du règlement de copropriété, qui ne traitent pas toujours une boutique comme un appartement. Le syndic veille aussi au bon usage des parties communes par chacun : livraisons, enseignes, sortie des déchets.